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    Janv 2010

    Avant d'entrer dans des considérations plus technique, il y a un autre chien que nous devons évoquer.

     

    Nous pensons que l'odyssée du chien de l'Asie Centrale ne s'arrête pas au Portugal. Nous le retrouvons aussi en Afrique du nord. Qu’il ait passé par le nord de l'Afrique ou qu’il ait traversé le détroit de Gibraltar, nous ne l’avancerons pas, même si nous privilégions la seconde hypothèse du fait de sa ressemblance avec ses cousins du Portugal.

     

    Portrait expressif d’Aïdi

    Il s'agit de l'Aïdi que l'on retrouve au Maroc, en Algérie et en Tunisie.

     

    Il s'est parfaitement adapté aux conditions géographiques et climatique de son « nouvel » (il y est depuis fort longtemps) environnement. La diminution de sa taille est probablement la conséquence de l'impératif biologique de thermorégulation pour une meilleure adaptation à ce nouveau milieu.

     

    Mise à part quelques rares différences, notamment peut-être au niveau de l'obéissance, nous pouvons

    Portrait expressif d’Aïdi

    indifféremment intituler Karabash ou Aïdi un texte qui décrit l'utilisation et la personnalité de ces deux chiens, tellement ils sont proches. Ce constat est visiblement aussi vrai lorsqu'il s'agit de tous les autres chiens de protection de l'Asie Centrale jusqu'à l'Afrique du nord en passant par l'Asie Mineure, les Balkans, l'Europe et la péninsule Ibérique.

     

    Nous souhaitons partager avec vous quelques extraits de différents textes sur l'Aïdi.

     

    Aïdi dans son milieu en Afrique du Nord.

    Aïdi dans son milieu en Afrique du Nord. Nous remercions Philippe THIERCY de nous avoir fourni les photos d’Aïdi de ce chapitre.

    L'aïdi est le plus petit chien de montagne (cousin du montagne des Pyrénées, berger yougoslave, berger d'Anatolie...)

    Appelé également chien de l'Atlas ou berger kabyle, il est utilisé traditionnellement pour garder les tentes, les maisons et pour protéger les troupeaux des bergers nomades de l'Atlas depuis des temps reculés. Il est aussi utilisé par les chasseurs dans les battues (sangliers, renards et chacals)...

    D'excellente silhouette, il a une espérance de vie de seize ans, voir dix-huit ans. Rustique, adapté aux climats les plus rigoureux, sa fourrure mi-longue et épaisse le protège à la fois du chaud, du froid et des morsures des prédateurs...

    http://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%AFdi

     

    Chien rustique à l'origine non encore bien précise, on le suppose issu des grands chiens de montagne venus de l'orient. Sa ressemblance avec le Berger d'Anatolie, par exemple, confirme cette hypothèse. On sait seulement de l'Aïdi qu'il était, il y a quelques siècles, et est encore le gardien des troupeaux de chèvres et de moutons des bergers marocains du Haut Atlas. Son aptitude à supporter les climats les plus rigoureux, de la chaleur caniculaire aux froids les plus glaciaux, en faisait le défenseur indispensable et des plus efficace des campements nomades... »

    http://www.chien.com/Races/fiche-chien_15_aidi.html

     

    D'autres textes considèrent que l'Aïdi est originaire des montagnes et des plateaux de l'Afrique du Nord, d'autres encore désignent le Sahara comme étant la terre d'origine de l'Aïdi.

     

    Philippe THIERCY du Club Français de l'Aïdi nous a aimablement envoyé une petite documentation des archives même du docteur Michel GAUDOIS, ancien président du club. Nous rendons hommage au docteur GAUDOIS qui nous a récemment quitté, un homme qui a fait son combat de la défense de l'Aïdi. Voici quelques extraits.

     

    Aïdi est un chien des montagnes et des plateaux d'Afrique du Nord. Rien ne permet d'affirmer ni même de suggérer une date d'introduction quelconque ni une origine extérieure. L'Aïdi est endémique de ces régions, il est lié aux populations berbères semi-nomades qui pratique depuis un temps immémorial le même mode de vie agropastoral.

    L'Aïdi est une race naturelle forgée par la nécessité géo-climatique et le service rendu. L'intervention humaine dans la formation est minime. Elle se limite à l'élimination des sujets inaptes. Les accouplements ne sont pas contrôlés, l'aide alimentaire et les soins sont rudimentaires. Aucune consanguinité n'a été pratiquée, ni aucune sélection artificielle...

    Cette grande homogénéité de construction est à rapprocher de l'identification complète de l'Aïdi au groupe des Chiens de Montagne. Ces races sont répandues dans toutes les chaînes et tous les massifs du plissement Alpin depuis l'Himalaya jusqu'à l'Atlas. Cela forme une sorte d'immense croissant. Elles sont très semblables morphologiquement avec des différences locales et régionales, différences qui ont été cultivées et accentuées par les éleveurs dans certains pays et particulièrement et Europe Occidentale.... »

     

    Cahina de la Baume Cromagnon

    Jusqu'à maintenant, nous nous sommes basés sur le raisonnement pour justifier nos convictions, nos hypothèses. Laissons à présent la parole aux chercheurs, aux scientifiques. Ce faisant, pouvons nous pour autant prétendre de passer du « raisonnement » à la « certitude » ? Certainement pas, nous en avons vu d'autres... Ces études scientifiques confirment seulement que nous sommes peut-être sur la bonne voie. A vous de juger.

     

    Lisa ONAGA de « American Association for the Advancement of Science » a fait un excellent résumé des dernières études sur la domestication du chien. Le voici :

     

    « Autrefois le grand méchant loup, aujourd'hui le meilleur ami de l'homme : des études de Science retracent les origines du chien depuis l'Asie orientale jusqu'au Nouveau Monde.

     

    Les chiens domestiques sont d'abord apparus en Asie orientale, se sont ensuite répandus dans toute l'Asie et l'Europe, puis ont accompagné l'homme dans le Nouveau Monde il y a 12 000 à 14 000 ans. Ce scénario a été suggéré par deux rapports parus dans la revue Science, publiée par l'American Association for the Advancement of Science.

     

    Deux équipes de chercheurs, l'une étudiant les origines du chien dans le Nouveau Monde, et l'autre dans l'Ancien Monde, ont découvert que les loups eurasiens étaient probablement les ancêtres du chien. L'élevage pratiqué au cours des 500 dernières années (et non pas des origines génétiques différentes) explique les grandes différences de taille et de morphologie entre les chiens modernes, déclare l'auteur Peter Savolainen du Royal Institute of Technology, à Stockholm.

     

    >

    Il est possible que la domestication ait eu lieu il y a 15 000 ans, selon l'étude de Savolainen sur les chiens de l'Ancien Monde. Les résultats obtenus à partir de l'étude sur les chiens du Nouveau Monde indiquent une origine plus ancienne, d'après l'auteur Carles Vilà de l'Université d'Uppsala, en Suède. Les restes de chiens les plus anciens connus remontent à 14 000 ans, mais Vilà pense que les chiens et les humains cohabitaient bien avant cela.

     

    « Nous avons découvert que les chiens provenant de l'Ancien Monde sont arrivés dans le Nouveau Monde avec les immigrants. Ainsi, avant même le développement du commerce tel que nous le connaissons aujourd'hui, les humains devaient déjà échanger des chiens », déclare Vilà.

     

    Les chercheurs ne savent pas encore comment ni pourquoi l'homme a domestiqué le chien, mais la vitesse à laquelle les chiens semblent s'être multipliés et diversifiés indique qu'ils ont dû jouer un rôle important pour les humains, nous dit Vilà.

     

    « On peut imaginer que si les chiens ont permis d'améliorer la qualité de la chasse, par exemple, cela a dû représenter un avantage certain pour les hommes. Il est également possible qu'ils aient facilité la conquête du Nouveau Monde, déclare Vilà. Ces chiens ont dû procurer des avantages, ce qui les ont rendus extrêmement populaires et leur ont permis de se répandre partout dans le monde. »

     

    Savolainen et ses collègues ont analysé des échantillons d'ADN prélevés sur des chiens en Asie, en Europe, en Afrique et dans l'extrême nord américain. Ils ont découvert que bien que la plupart des chiens partageaient un patrimoine génétique commun, la diversité génétique était plus grande en Asie orientale, ce qui donne à penser que les chiens y avaient été domestiqués antérieurement. Auparavant, les chercheurs s'étaient tournés plus généralement vers le Moyen-Orient comme lieu de prédilection de la domestication des plantes et des animaux, déclare Savolainen.

     

    « Un grand nombre de premières estimations avaient mis l'accent sur le Moyen-Orient comme lieu d'origine des chiens en prenant pour base les quelques faits connus, c'est-à-dire quelques preuves archéologiques de la région et le fait que plusieurs autres animaux y avaient été domestiqués », nous dit Savolainen.

     

    Cette même population d'Asie orientale semble avoir domestiqué des chiens à partir de plusieurs loups différents, suggérant donc qu'il ne s'agissait pas d'un « événement laissé au hasard », déclare Savolainen.

     

    Vilà et ses collègues ont essayé de déterminer si les chiens du Nouveau Monde ont été domestiqués à partir de loups de cette région, indépendamment des chiens de l'Ancien Monde, ou si les deux groupes étaient liés.

     

    Udfel d’Araval

    Les chercheurs ont comparé des séquences d'ADN de chiens du Nouveau Monde et de l'Ancien Monde, y compris certains chiens d'Amérique latine et d'Alaska qui datent d'avant les premiers explorateurs européens aux Amériques. Les similarités entre les séquences indiquent que tous les chiens partagent un ancêtre commun.

     

    Cependant, un ensemble de séquences génétiques de chiens de l'Ancien Monde ne correspond à aucune de celles des chiens présents sur le continent américain. En conséquence, les chercheurs ont conclu que les colons européens n'ont probablement pas utilisé les chiens américains pour créer les races que nous connaissons aujourd'hui.

     

    « Ces chiens ont été délaissés par les programmes d'élevage moderne », déclare Vilà.

     

    Les deux équipes de recherche ont étudié des séquences génétiques tirées de l'ADN mitochondrial des chiens qui, contrairement à l'ADN du noyau de la cellule, est hérité directement de la mère. Les scientifiques se sont concentrés plus particulièrement sur la « région de contrôle », un segment d'ADN connu pour accumuler des mutations relativement rapidement, qui en fait une région idéale pour l'étude des différences génétiques entre loups et chiens.

     

    Des programmes informatiques ont rassemblé certaines séquences héritées, ou « haplotypes », en fonction de leurs similarités. Les haplotypes peuvent être regroupés en quatre principales « variantes » suite aux deux études, plus deux variantes supplémentaires plus petites dans l'étude de Savolainen.

     

    95 % des chiens dans cette étude appartiennent aux trois principales variantes, « A », « B » et « C », avec des niveaux similaires pour toutes les régions de l'ADN étudié. Ainsi, les plus importantes populations actuelles de chiens auraient une origine commune avec un même patrimoine génétique comprenant les trois variantes, suggèrent les auteurs.

     

    Une analyse plus poussée du nombre d'haplotypes de la variante A a indiqué que les séquences étaient divisées en plusieurs sous-groupes. En supposant que les mutations dans la région de contrôle se soient produites à un rythme constant, les chercheurs peuvent estimer le temps nécessaire à l'évolution des sous-groupes.

     

    Udfel d’Araval

    Si les sous-groupes étaient le résultat de multiples introductions de loups, la domestication a dû commencer il y a environ 15 000 ans, ont découvert les chercheurs. En revanche, s'il n'y a eu qu'une seule introduction de loups, la domestication aurait pu commencer il y a 40 000 ans. Puisque les preuves archéologiques les plus anciennes remontent à 14 000 ans, la date de 15 000 ans est la plus probable, ont déclaré Savolainen et son équipe.

     

    Les séquences de chiens natifs des Amériques dans l'étude de Vilà se sont également divisées en sous-groupes dont les haplotypes étaient similaires ou identiques à ceux des chiens de l'Ancien Monde. Ces sous-groupes représentent probablement des lignées multiples qui ont traversé le Détroit de Béring avec les premiers hommes, il y a environ
    12 000 à 14 000 années de cela, ont conclu Vilà et ses collègues.

    Celui-ci n’est pas un Aïdi. Il s’agit d’un Rafeiro do Alentejo de Christelle VOISIN

     

    ###

     

    Rafeiro do Alentejo

     

    Les auteurs ayant collaboré avec Savolainen sont Ya-ping Zhang et Jing Luo de l'Académie chinoise des sciences, à Kunming, en Chine, Joakim Lundeberg du Royal Institute of Technology, à Stockholm, en Suède, et Thomas Leitner de l'Institut suédois pour le contrôle des maladies infectieuses, à Solna, en Suède. L'étude a été parrainée par le Conseil suédois sur la recherche, le Club canin suédois, le Plan clé d'État de recherche fondamentale et de développement de Chine et la Fondation des sciences naturelles de Chine.

     

    Les auteurs ayant collaboré avec Vilà sont Jennifer Leonard et Robert K. Wayne de l'Université de Californie, à Los Angeles, en Californie, Jane Wheeler de CONOPA, à Lima, au Pérou, Raúl Valadez de l'Université nationale autonome du Mexique, à Mexico D. F., au Mexique, et Sonia Guillén dela Fondation de bioanthropologie du Pérou, à Lima, au Pérou. L'étude a été financée par UC-MEXUS et la Fondation nationale des sciences. »

     

     

     

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