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    10-LE KARABASH ET LE « BERGER D’ANATOLIE »

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    Janv 2010

    Dikilitaş Köyü, Pınarbaşı, Kayseri

    A la suite de ces premiers contacts qui s’étaient plutôt mal engagés, les Occidentaux ont commis « l’irréparable ». Ils ont importé en Europe et aux Etats Unis beaucoup de grands chiens de protection sans avoir, au préalable, fait une étude sérieuse sur les chiens de protection en Turquie. Ils n’ont pas attendu longtemps pour faire reproduire ces chiens et très rapidement, ils ont constitué un cheptel de chiens manifestement hétérogènes. Le mal était fait et il fallait, d’une manière ou d’une autre, s’en sortir. C’est ainsi qu’est né le « berger d’Anatolie ». Cerise sur le gâteau, les

    Bartın. Photo : Ali DURKAYA

    chiots nés avec un masque noir et un pelage ocre uniforme étaient des « Kangals », ceux qui, sans masque, avec une couleur claire étaient des « Akbash » et les autres étaient des « bergers d’Anatolie » de toute façon. C’était plutôt commode commercialement parlant et il fallait vite promulguer un « standard » tellement générique que vous pouviez pratiquement inclure la quasi totalité des chiens de rue de Turquie. Personne n’a demandé son avis à la Turquie, seul pays concerné, sous prétexte que ce pays ne fait pas partie de la FCI, alors qu’il y a d’éminents spécialistes en la matière. Le mépris est allé jusqu’à l’exclusion totale de la Turquie dans tout ce processus et à aucun moment dans le standard vous ne pouvez trouver le mot « turc », contrairement à toutes les autres races pour lesquelles les standards mentionnent clairement le pays d’origine.

     

    Karabash et son cousin. Haymana
    Çiçekdağı, Kırşehir

    Le hasard fait parfois bien les choses. Les rédacteurs ont finalement rendu un fier service à ce pays en l’excluant de leur standard car les spécialistes en Turquie auraient eu beaucoup de mal à admettre que le nom de leur pays figure dans un standard rédigé par des gens qui ne connaissent visiblement pas la Turquie rurale, encore moins son histoire, bien moins ses traditions pastorales et pas du tout ses chiens.

     

    Zile, Tokat

    Le « berger d’Anatolie » est une pure invention occidentale qui permet de contourner les difficultés engendrées par l’importation dès le départ, de sujets médiocres et de « rentabiliser » malgré tout le cheptel resté sur les bras. Pour combien de temps encore ? Plus les gens connaissent le Karabash, plus ils se posent de questions. D’ailleurs, les éleveurs français et européens commencent à sentir le vent tourner. Ils disent que le Karabash, l’Akbash, le Kars, c’est le même chien mais, discrètement, ils font une sélection de sujets ressemblant au

    Nevşehir, près de la Cappadoce

    Karabash. Dans leurs publicités, ils n’utilisent quasiment plus que des photos de chien de type Karabash alors qu’il y a quelques années, ce n’était pas du tout le cas. Défendre le « berger d’Anatolie » et en même temps faire une « sélection » dans le but d’obtenir des chiots de type Karabash, n’y a-t-il pas là une certaine hypocrisie ? Il suffit de comparer les géniteurs de ces éleveurs aujourd’hui et il y a 10 ou 15 ans.

     

    Et si la Turquie suivait le modèle occidental et admettait que « le berger d’Anatolie » est la seule et unique « race » de chien de protection dans un pays dont la superficie est une fois et demi celle de la France, la conséquence à très court terme serait l’extinction pure et simple du Karabash, de l’Akbash et du berger de Kars. Ce serait presque criminel.

     

    Les chiens connaissaient cette dame

    A notre connaissance, il n’y a pas d’Akbash ni de Kars en France. Une immense majorité des défenseurs du « berger d’Anatolie » n’ont jamais mis les pieds en Turquie. Et, par définition, ces défenseurs sont aussi des « spécialistes » d’Akbash et de Kars qu’ils n’ont jamais vu de leur vie….Un juge français du « berger d’Anatolie » est par définition,

    Les chiens connaissaient cette dame mais ne l‘avaient pas vu depuis longtemps. Elle n’a eu aucune difficulté à s’approcher et à les caresser.

     

     

     

     

    juge d’Akbash et de Kars qu’il n’a, lui non plus, jamais vu… Mais non chers lecteurs, nous nous moquons pas de vous, c’est la vérité. Si vous leur faites la moindre remarque, leur réponse est imparable et sans appel. Ils vous disent, « le berger d’Anatolie, c’est officiel », à défaut de pouvoir donner une réponse disons plus convaincante.

     

    Akbash de 3 ans.

    Pour être juste, il faut aussi souligner que l’interdiction par la Turquie, en 1998, de faire sortir les Karabash hors du territoire national n’a pas arrangé les choses. Nous ne sommes pas convaincus qu’il s’agissait d’une mesure indispensable mais il y avait effectivement le risque des conséquences d’un effet de mode. Nous souhaitons l’abrogation de cette interdiction, quitte à instaurer une réglementation, afin de prévenir les exportations en masse. Il faut aussi ajouter que certains « cynophiles » occidentaux, surtout nord américains n’hésitent pas à proposer des dizaines de milliers de dollars pour un étalon ou une lice. Ce commerce risque de perturber sérieusement l’équilibre social dans le milieu rural.

     

    Ces temps-ci, il ne fait pas bon être éleveurs de « berger d’Anatolie ». D’un côté, nous leur reprochons de ne pas proposer des chiens de race et de l’autre, la législation en Turquie ne leur donne pas les moyens de reconstituer un cheptel de chiens de race. Rien que ce constat rend légitime, en quelque sorte, le « berger d’Anatolie » faute de pouvoir faire autrement. C’est pour cette raison que nous comptons sérieusement, avec l’aide de certaines personnalités locales dont les compétences sont unanimement reconnues dans le domaine de chiens de protection, faire les démarches administratives nécessaires pour débloquer cette situation absurde.

    Karabash

    Sans aller jusqu’à demander la levée totale de l’interdiction de sortie du territoire qui ne peut pas se faire à court terme, il est tout à fait possible, dans un premier temps, de faire une demande de dérogation au profit d’éleveurs attitrés en Europe. Il est possible d’envisager un quota de chiots par éleveur et/ou un prêt d’étalon sélectionné par ceux-ci pour une durée déterminée. Une fois qu’une telle dérogation se met en route, au bout de quelques années seulement, cette fameuse interdiction n’aura plus de raison d’exister.

     

    D’une manière ou d’une autre, tous les éleveurs de « berger d’Anatolie » en France ou ailleurs doivent avoir libre accès au vivier génétique du Karabash (ou autres) en Turquie. Nous comptons faire les démarches nécessaires dans ce sens et informer ceux qui le veulent, de l’évolution de ce dossier.

     

     

     

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